20 ANS D’ECART

20 ans affiche

Le bon côté des films dont on n’attend pas grand-chose, voire rien du tout, c’est que l’on a souvent de bonnes surprises… Et face aux grosses comédies « attendues » (euh…), bankables et surtout ratées auxquelles nous avons eu droit ces derniers mois (Les Seigneurs, La vérité si je mens 3, Vive la France, Turf… pour ne citer qu’eux), 20 ans d’écart fait figure de bon élève.

Grâce à un casting sans réelle tête d’affiche, un scénario (bien) inspiré par les classiques de la comédie romantique américaine, et une mise en scène soignée, le film de David Moreau permet aux spectateurs de vibrer sur le thème inépuisable qu’est l’amour, tout en y ajoutant une touche d’originalité, parce qu’encore peu traité au cinéma, surtout dans une comédie, et encore moins en France, celui de la MILF (Mother I’d Like to Fuck… pas besoin de traduire !).

20 ans2

Alice, ambitieuse journaliste de 38 ans, est prête à tout pour casser son image de femme coincée, et avoir le poste de rédactrice en chef du magazine féminin dans lequel elle travaille. Lorsque que Balthazar, charmant jeune homme d’à peine 20 ans, croise son chemin, elle va exploiter une idylle supposée entre eux pour paraître dans le coup.Alors oui, le chemin semble balisé de bout en bout : rencontre, amour, trahison, déception, mais bon… quand même… re-amour. Tout semble joué dès la première image. Mais ça, Meg Ryan et Julia Roberts nous l’ont prouvé mainte et mainte fois depuis bien longtemps…

Il faut plutôt aller voir dans ce qui fait la réussite d’une bonne romcom. Car, comme c’est le cas de certaines recettes en cuisine, ce n’est pas toujours l’originalité du plat qui compte, mais des ingrédients de qualités.

20 ans

Des situations drôles même si attendues, des répliques qui font mouches, des références (mais pas trop appuyées) aux ainés, comme ici Coup de foudre à Notting-Hill ou à certains films des frères Farrelly, des personnages attachants et surtout une alchimie qui fonctionne entre tout c’est éléments pour réaliser une mécanique bien huilée.

Le sex-appeal de Virginie Efira (confirmant au passage qu’il faut être belge pour être belle ET drôle en France), le talent inné pour la comédie de Pierre Niney, le contre emploi de Charles Berling digne d’un Will Ferrell, et voilà un film qui donne du goût à une recette aussi classique que celle de la blanquette de veau…

Olivier Fournel

Sortie le 06 mars 2013; de David Moreau; Avec : Virginie Efira, Pierre Niney, Charles Berling, Gilles Cohen… Long-métrage français; Genre : Comédie; Durée : 1h32           Distributeur : Europa Corp

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